Exportation : l’alliance stratégique entre Tricots Saint James et Business France pour élargir leur rayonnement international
Jeudi 30 juillet 2026, les ateliers de Tricots Saint James ont résonné d’un rythme particulier. Louis Margueritte, directeur général de Business France, a poussé les portes de la manufacture manchoise. Accueilli par Luc Lesénécal, président de l’entreprise, il a découvert le ballet des métiers à tricoter, un univers où la précision du geste anime le savoir-faire normand. Derrière cette visite, une stratégie d’exportation se dessine pour la marque fondée en 1889.
Exportation : l’alliance stratégique entre Tricots Saint James et Business France
Cette rencontre ne relève pas du simple protocole. Elle acte une alliance stratégique entre la PME normande et l’agence publique chargée de l’internationalisation de l’économie française. Pour soutenir son développement à l’étranger, Tricots Saint James s’appuie sur un réseau de 70 bureaux installés dans 53 pays. Un maillage qui permet d’approcher les marchés avec une connaissance fine des territoires.
« On fait du sur-mesure. Nous proposons des géographies adaptées à la nature de ce que vend l’entreprise et en fonction de ses besoins », a rappelé Louis Margueritte. Une méthode qui séduit Luc Lesénécal, convaincu que la réussite à l’international repose sur une vision de long terme et des partenaires fiables. Business France joue ce rôle de relais, en sécurisant les nouvelles perspectives commerciales.
Cap sur 50 % de chiffre d’affaires à l’étranger
Aujourd’hui, l’export pèse 40 % de l’activité de l’entreprise. L’ambition affichée est claire : atteindre 50 %. « Nous partons prospecter de nouveaux marchés comme l’Amérique du Sud, Dubaï, le Mexique, sans oublier l’Europe », explique Luc Lesénécal. Dans cette optique, l’entreprise prépare notamment la sortie d’un pull déperlant conçu pour le ski, un produit taillé pour les marchés de montagne.
Cette croissance externe ne se fera pas au détriment des racines. « Notre but est de conquérir de nouveaux marchés tout en produisant davantage en France. Ces deux ambitions sont indissociables », insiste le président des Tricots Saint James. Un ancrage qui constitue un argument de vente majeur, alors que le commerce international valorise de plus en plus les savoir-faire authentiques.
Business France, un accélérateur pour les PME normandes
L’appui de Business France ne se limite pas à un simple carnet d’adresses. L’agence accompagne plus de 11 000 PME et ETI dans leur expansion globale, dont plus de 1 000 en Normandie. Roberto Diez, directeur de l’agence pour le territoire normand, était d’ailleurs présent lors de la visite. Cet accompagnement se décline en plusieurs leviers concrets :
- 📊 Réalisation d’études de marché et d’analyses sectorielles adaptées aux produits de l’entreprise
- 🤝 Identification et mise en relation avec des distributeurs ou partenaires commerciaux locaux
- 🌍 Appui à la participation aux salons internationaux et aux missions collectives
- 📋 Accompagnement sur les aspects juridiques, douaniers et logistiques
Cette palette de services répond à la diversité des besoins des entreprises. Pour Tricots Saint James, elle représente un appui précieux pour sécuriser les étapes clés du développement à l’international, de l’étude de marché à la signature de contrats.
Un ancrage local au service du rayonnement international
Employant 397 collaborateurs, Tricots Saint James détient le label Entreprise du patrimoine vivant (EPV), gage de son savoir-faire industriel. Ce label renforce la légitimité de la marque sur les marchés étrangers, où l’origine française et la qualité des matières sont des critères déterminants. La production reste concentrée dans la Manche, et l’accroissement des ventes à l’export devrait logiquement soutenir l’emploi local.
Le voyage au Mexique, première étape concrète de cette nouvelle phase, illustre la dynamique engagée. Derrière le bruit régulier des métiers à tricoter, c’est bien une industrie tournée vers l’avenir qui se déploie. L’alliance avec Business France aura valeur de test pour d’autres PME normandes tentées par l’aventure exportatrice.